
Le 3 novembre 1994, l’astronaute et membre de la Société des Explorateurs Français Jean-François Clervoy décollait à bord de la navette Atlantis pour la mission STS-66. 32 ans plus tard, « Billy Bob » se souvient de cette première aventure spatiale, entre science, haute technologie et formidable aventure humaine.
Il y a exactement trente-deux ans, le 3 novembre 1994 à midi, Jean-François Clervoy prenait pour la première fois le chemin de l’espace.
Après des années de préparation et d’entraînement, le rêve devenait réalité : il embarquait à bord de la navette spatiale Atlantis, aux côtés de cinq astronautes américains, pour la mission STS-66.
Une première aventure et une vie d’équipage qui valent aussi à Jean-François Clervoy un nouveau nom : « Billy Bob », surnom que lui donnent ses coéquipiers et qui lui restera de cette mission.

Onze jours au-dessus de la Terre
Pendant près de onze jours en orbite, l’équipage se consacre à l’étude de l’atmosphère terrestre et de l’influence du Soleil sur celle-ci. L’ozone et les gaz à effet de serre sont notamment au cœur des observations.
Spécialiste de mission, Jean-François Clervoy est chargé de manœuvrer le bras robotique d’Atlantis pour déployer le satellite scientifique CRISTA-SPAS. Il est également responsable des systèmes de rendez-vous permettant de récupérer le satellite en fin de mission.
Une mécanique de haute précision : à la vitesse orbitale d’environ 28 000 km/h, une seconde d’erreur représente près de huit kilomètres.

La Terre vue d’en haut
Au-delà des objectifs scientifiques et des défis techniques, Jean-François Clervoy garde de ce premier vol le souvenir d’une formidable aventure collective : six astronautes réunis autour d’un même objectif, où la confiance mutuelle est aussi indispensable à la réussite de la mission qu’à la sécurité de chacun.
Et puis, il y a la Terre.
L’orbite suivie et l’orientation d’Atlantis offrent à l’équipage un point de vue exceptionnel sur notre planète. Une vision qui, se souvient Jean-François Clervoy, « change profondément notre regard sur notre planète ».

Une passion intacte pour l’exploration
Cette mission sera la première des trois aventures spatiales de Jean-François Clervoy, toutes vécues à bord de la navette spatiale.
Trente-deux ans après ce premier décollage, les souvenirs restent intacts. Tout comme la fascination pour cet étonnant vaisseau spatial ailé, « relevant presque de la science-fiction », et, plus encore, la passion de l’exploration.
« Des souvenirs intacts, et une passion pour l’exploration spatiale qui ne m’a jamais quitté. »
Une belle manière de rappeler que l’exploration ne se joue pas seulement sur les océans, dans les déserts, les jungles ou aux pôles. Elle se poursuit aussi là-haut, en orbite, avec cette même volonté : repousser les frontières de la connaissance pour mieux comprendre, et regarder autrement, notre planète.
