Soirée Alexandra DAVID NÉEL

Jeudi 19 décembre 2019 à 18h30

Entrée libre sans réservation– 184 Boulevard Saint-Germain, Paris 6e  

En présence des réalisateurs Jeanne Mascolo de Filippis

et Nicolas Eprendre

Projection du film

“Alexandra David-Néel, du Sikkim au Tibet interdit”

de Jeanne Mascolo de Filippis et Antoine de Maximy (MK2 – France – 52’- 1993)

A la fin du 19ème siècle, le Tibet fait encore partie des dernières « terra incognita » de la planète. Alexandra David-Néel participera à dessiner cette face cachée du monde en étant la première Occidentale à entrer à Lhassa, la ville interdite. Cet exploit la rendit mondialement célèbre.

Dés son plus jeune age, elle « fugue » à plusieurs reprises, prélude aux longs voyages qu’elle effectuera plus tard en Asie. Adolescente précoce, elle veut comprendre le monde et pressent que l’étude des religions l’y aidera.

À 43 ans, Alexandra David-Néel embarque pour un voyage en Inde de quelques semaines qui durera en réalité quatorze ans. En 1912, elle se rend dans les Himalayas et parvient à rencontrer le treizième Dalaï-Lama, puis elle séjourne dans un ermitage au Sikkim où elle mène une vie d’ascète pendant trois ans. Suite à son exploit En 1928 Alexandra s’installera à Digne dans les Alpes du Sud qu’elle qualifie « d’Himalaya pour lilliputiens ». Aphur Yongden, qu’elle vient d’adopter ne la quittera plus. C’est à Digne qu’ils s’attellent à la rédaction de multiples ouvrages. En 1937 ils repartiront dix ans en Chine et au Tibet.. A son retour elle rencontrera celle qui deviendra sa dernière amie, secrétaire et confidente Marie-Madeleine et qui pendant 11 ans au service de l’exploratrice a connu les mille et une facettes de ce personnage maintenant mythique.

Ce film est une biographie vivante, puisqu’il suit Marie Madeleine Peyronnet alors qu’elle entreprend un voyage au Sikkim afin de restituer à un temple une statuette sacrée qui avait été offerte à Alexandra David-Néel par le maharajah de l’époque. A travers le témoignage pittoresque et touchant de celle qui a consacré sa vie à sa mémoire et qui repart sur ses traces, vivez l’histoire de cette exploratrice hors du commun, morte à 101 ans, juste après avoir fait renouveler son passeport.

 

Présentation de la biographie illustrée

“Alexandra David Néel, cent ans d’aventure »

de Jeanne Mascolo de Filippis, Ed. Paulsen

ADN_quatrième de couverture

Jeanne Mascolo de Filippis et Nicolas Eprendre évoqueront la première partie de la vie d’Alexandra David Néel, celle plus méconnue, de ses 20 ans à Bruxelles. Nicolas parlera des amitiés sociales, politiques et artistiques de la future exploratrice, plus particulièrement de sa relation amicale avec le géographe et anarchiste Elisée Reclus. Cet engagement s’est prolongé dans le temps et avec diverses personnalités, bien après le décès en 1905 du célèbre géographe, et il aura eu une influence durable pour Alexandra David Néel.

 

 JEANNE MASCOLO DE FILIPPIS

Née à Montparnasse où elle vit toujours plus de 50 ans plus tard, Jeanne Mascolo a toujours eu le goût du voyage. A 24 ans elle part avec un ami en stop depuis la porte d’0rléans. Direction : l’Orient ! elle découvre l’Inde et surtout l’Himalaya et la culture tibétaine. De retour un an plus tard en 1977 c’est le début des premiers voyages organisés. La toute nouvelle agence Nouvelles Frontières fait appel à elle pour accompagner le premier voyage au Ladakh en hiver . Ce coup de foudre avec la terre et la culture tibétaine va changer sa vie !

La parisienne qui n’a jamais connu la montagne , se découvre alors une passion pour la marche à pied, dormir chaque jour dans un nouvel endroit, sans idée de retour ! Elle enchaîne trekking sur trekking, du tour des Annapurnas au camp de base de l’Everest, du pélérinage autour du Mont Kailash en 24h comme les autochtones, à la découverte du Zanskar, du Mustang, du Tibet et du Royaume du Bhoutan. C’est là qu’elle rencontre son compagnon qui exerce le même métier. Pour mieux communiquer avec ces populations qu’elle aime elle s’inscrit aux Langues Orientales et se diplôme en civilisation tibétaine.

A chacun de ses retours, un reportage dans la presse écrite lui permet de partager ses expériences en les racontant au public ….Remarquée par un réalisateur de documentaires, elle encadre en tant que conseillère technique un premier tournage et tombe de nouveau amoureuse, cette fois, d’un nouveau métier. Elle qui se passionne pour Alexandra David-Neel , dont beaucoup de livres sont épuisés, rencontre sa secrétaire, et ensemble elles décident de partir au Sikkim et de raconter la vie de la grande exploratrice dans un documentaire. Le film obtient 7 prix internationaux et son coéquipier Antoine de Maximy lui dira : « tu es faite pour ce métier ! continue ! »

C’est décidé Jeanne sera documentariste. Après la naissance de sa fille le hasard l’emmène vers le documentaire animalier, elle filme les lions, les tigres les éléphants en Asie mais aussi les loups,les grizzlis et les requins baleines, avec un message commun : Les Hommes, la Nature une seule et même famille qu’il faut bien traiter et respecter le plus possible…

Une famille qui s’agrandit avec l’adoption d’un enfant bhoutanais de 2 ans, Chencho.

En 2005 lorsque celui-ci demande à voir son pays natal, ils partent tous ensemble à la rencontre de la famille de naissance de Chencho. Cette belle aventure, l’une des plus belles de leur vie donnera naissance à un nouveau film: « Le voyage de Chencho ».

Aujourd’hui, Jeanne enchaîne documentaire d’aventure ou de société au gré des rencontres car c’est ainsi que c’est construite sa vie tout en privilégiant le plus possible les lieux qui lui sont chers. Elle a tourné un portrait pour Arte du moine philosophe Matthieu Ricard , puis pour France 5 un portrait d’Edgar Morin. Son dernier documentaire “ l’enfance d’un maître”, co realise avec Bruno Vienne, raconte l’enfance d’un jeune enfant tibétain reconnu comme une réincarnation est sorti en salles en novembre dernier en même temps que la biographie illustrée d’Alexandra David Neel chez Paulsen pour le 150 ème anniversaire de la naissance de l’exploratrice. La boucle se referme…

Ermitage

 

NICOLAS EPRENDRE

AUTEUR-RÉALISATEUR, Ecole Nationale Louis Lumière, BTS Cinéma, Option Image. Promo 1985

Nicolas Eprendre est né à Louviers en Normandie. Enfant les vacances se passent le plus souvent dans les Pyrénées ou les Alpes, et lui donnent le goût de la marche, une passion qui ne le quittera plus.

En 1983 il intègre l’Ecole Nationale Louis Lumière, section image. Au sortir de cet établissement, il suit une classique carrière d’assistant opérateur qui le conduit à participer à de nombreux tournages de films documentaires et de fiction. Il sera notamment l’assistant de William Lubtchansky, participant à ses côtés à des films signés Jacques Rivette, Otar Iosseliani, Jean Marie Straub et Danièle Huillet, Francis Girod… En documentaire on peut citer les noms de André Labarthe et Pierre Zucca.

Chef opérateur depuis le milieu des années 90, Nicolas Eprendre a collaboré à la réalisation de nombreux films documentaires, aux côtés de Serge Le Peron, Michaël Prazan, Patrick Rotman … Il contribue également à quarante films de fiction pour la télévision, notamment avec le réalisateur Jean Marc Seban.

À la suite de ces diverses expériences, la réalisation s’est peu à peu imposée comme une autre voie à explorer. Trois films documentaires de 52min voient le jour, avant de s’atteler en 2012 à la conception du film portrait : « Elisée Reclus, La Passion de Monde », film consacré, comme le titre l’indique au géographe et anarchiste français. Mettre ses pas dans ceux d’Elisée Reclus c’est toujours partir à la découverte du monde, se tourner vers de nouveaux horizons. C’est ainsi qu’en 2017 il est amené à s’intéresser, pour les besoins d’un film commandé par la maison Alexandra David Néel à Digne-les-Bains, aux liens amicaux qui ont réuni le géographe et l’exploratrice : « Alexandra David Néel, engagements de jeunesse ».