“Les Lumières de l’Eden”

www.edencinemalaciotat.com

 et La Société des Explorateurs Français

www.societe-explorateurs.org

présentent

au Cinéma Eden Théâtre

25 bd Georges-Clémenceau, 13600 La Ciotat

Vendredi 7 décembre 2018

à 14h30 et à 18H

“ILS VIVENT AU SOMMET DES ARBRES”

Un film de Maurice Thiney

Au cœur de l’IRIAN-JAYA, partie occidentale de la NOUVELLE-GUINEE, bien installés au fond de leurs contrées marécageuses à des millénaires d’évolution technologique, les Papous, derniers hommes libres de la planète, résistent à l’assaut de ladite « civilisation » et pratiquent à l’occasion, encore, le cannibalisme.

Un vaste territoire marécageux dans le Sud/Est du pays, entre les rivières Eilanden et Becking abrite l’ethnie des KOROWAL. Une ligne dite de Pacification coupe le territoire de l’ethnie en deux parties. Derrière cette ligne vivent des tribus refusant tout contact. Derrière cette ligne personne n’ose s’aventurer. Pour s’y rendre il faut traverser de profonds marais mais surtout se faire accepter par ces clans qui pratiquent la guerre et le cannibalisme depuis des millénaires.

Dans cette région la carte des ethnies reste muette. C’est l’endroit que nous avons choisi pour tourner ce film et regarder vivre les derniers hommes libres du globe. L’envoi de nombreux émissaires permettra, à la longue, l’accès à ces contrées interdites.

Les hommes que nous rencontrons ignorent que la terre existe, que la Nouvelle-Guinée existe. Ils savent seulement que derrière leur territoire existe un monde invisible peuplé d’esprits.

Ici, et depuis toujours , on allume du feu en frottant une lanière de rotin contre un morceau de bois sec, on abat les arbres avec une hache de pierre et on habite dans des maisons construites dans les arbres.

Les guerres tribales sont fréquentes, et plus elles sont fréquentes et plus la maison est haute. Généralement 10 à 15 mètres suffisent pour se protéger de l’ennemi. Ici, derrière la ligne de pacification, elles sont perchées jusqu’à 45 mètres au sommet de la futaie. La vue la plus dégagée possible est nécessaire pour voir arriver l’intrus.

La nourriture de base de la tribu est extraite du sagoutier, sorte de palmier au cœur spongieux et riche en fécule obtenu après déchiquetage et lavages successifs des fibres. Le gibier est rare, aussi les protéines sont elles obtenues en consommant du cochon, du casoar, du varan, du serpent mais aussi des larves grassouillettes de coléoptères dont ils raffolent. Pour survivre et être accepté par la tribu il faudra nous adapter.

Lorsque nous repartirons, les KOROWAI seront heureux de constater que les « esprits blancs » n’ont pas mangé tous les poissons, n’ont pas fait se renverser leur monde.