Dans Et pourtant on a fait le job. Journal d’un marin de la guerre froide aux guerres chaudes, Laurent Mérer, ancien officier général de la Marine et membre de la Société des Explorateurs Français, revisite plusieurs décennies d’engagement en mer. Plus qu’un récit de carrière, le portrait d’une génération, de ses équipages et de ses fidélités.

De la guerre froide aux conflits plus récents, Laurent Mérer déroule le fil d’une vie de marin. Missions, décisions, responsabilités : les événements prennent ici tout leur sens à travers les hommes qui les ont vécus et les choix auxquels ils ont été confrontés.

Une affaire d’équipage

Après Alindien, Préfet de la mer ou À l’assaut des pirates du Ponant, Laurent Mérer poursuit son exploration du commandement et de l’action maritime. Mais cette fois, le regard embrasse toute une trajectoire.

Derrière le marin apparaissent les équipages, les camarades, mais aussi la famille. Fiançailles, mariage, naissances, lettres échangées et absences jalonnent le récit. Car l’engagement en mer n’est jamais une aventure solitaire.

Derrière le « je », le « on »

Le titre dit toute la pudeur du livre : Et pourtant on a fait le job.

Pas d’héroïsme revendiqué. Plutôt la conscience d’avoir tenu sa place et accompli la mission.

Derrière ce « on », il y a les équipages, les camarades, une institution, une famille et toute une génération.

Et puis cette ultime formule : « Tout reste à faire. »

Une belle manière de refermer un livre qui, justement, ne referme rien : le récit d’un marin qui regarde le chemin parcouru sans jamais cesser de regarder devant.

Et pourtant on a fait le job. Journal d’un marin de la guerre froide aux guerres chaudes
Laurent Mérer
Éditions Balland, collection « Documents »
280 pages, 20 €